Visite ministérielle. Élisabeth Moreno, ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes, était à Périgueux, vendredi 11 février, où elle est allée à la rencontre des structures qui luttent contre les violences conjugales. Article de Théophile Mercier, Réussir le Périgord, 18 février 2022. 

La ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et à la diversité, était en visite à Périgueux, vendredi 11 février, sur le thème des violences intrafamiliales en milieu rural. Élisabeth Moreno a répondu à l’invitation du député Philippe Chassaing, qui a mené depuis le début de son mandat une série de réunions sur le sujet à destination des maires ruraux, en particulier à Montrem et Échourgnac.

Elisabeth Moreno s’est arrêtée dans un premier temps à la caserne de gendarmerie pour une rencontre avec les responsables de la Cellule de lutte contre les atteintes aux personnes (Clap). Cette organisation, créée il y a presque deux ans, accompagne spécifiquement les femmes victimes de violences conjugales et sexuelles. La ministre a pu découvrir à cette occasion le dispositif de prise en charge des usagers au sein de la caserne Clech : de l’accueil jusqu’aux poursuites judiciaires. C’est cette caserne qui coordonne la Clap, avec des gendarmes spécifiquement formés à l’écoute et à la prise en charge des victimes. La Clap bénéficie d’antennes à Bergerac, à Sarlat et bientôt à Nontron.

Une ministre à l’écoute Élisabeth Moreno a ensuite participé à une table ronde avec l’ensemble des acteurs qui luttent contre ces violences intrafamiliales en milieu rural : France Victimes, Femmes Solidaires et le Service d’accompagnement des familles en difficulté (Safed). Une coordination entre ces structures locales et la justice a permis une augmentation de 70 % du nombre de faits de violences intrafamiliales signalés en Dordogne depuis 2019.

Néanmoins, ces associations manquent de moyens à la fois humains mais aussi financiers. C’est le message exprimé par Josie Chat, intervenante sociale à l’association France 24 : « Nos prises en charge sont longues et nous croulons sous les dossiers. Étant à temps partiel, je ne peux pas traiter l’ensemble des demandes. » La ministre, très à l’écoute, a pris note des difficultés des structures.

Élisabeth Moreno s’est ensuite rendue à l’Îlot femmes qui accueille en moyenne chaque année 250 usagers. Elle a pu découvrir le dispositif de taxi pour les victimes mais surtout la nouvelle plateforme eva24.fr, créée par Valérie de Pauw, déléguée départementale aux droits des femmes et à l’égalité. Il s’agit d’un site internet d’informations contre les violences conjugales sexistes et sexuelles sur lequel les victimes peuvent trouver tous les contacts utiles. « Il est absurde que des femmes meurent du fait de violences là où elles sont censées être en sécurité, c’est-à-dire chez elles. Il y a encore beaucoup de tabous car 70 % des victimes n’osent pas témoigner. Il faut qu’elles puissent sortir de l’emprise de leur agresseur », a déclaré la ministre à la fin de sa visite avant de saluer le travail effectué sur ce sujet en Dordogne.

Théophile Mercier

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