Les 18 et 19 juillet, le Président Emmanuel est venu en Dordogne pour indiquer sa vision concernant les territoires ruraux et rassurer ceux qui craignent le désengagement de l’Etat pour les campagnes au profit des villes. Je me félicite qu’il soit sorti des caricatures qui tendent à faire de la Dordogne un territoire rural sous cloche, victime de l’abandon de l’Etat, sans réaction face aux nouveaux défis. En se rendant à l’inauguration de la Maison de services publics de Sarliac-sur-l’Isle, le Président a pu constater que ce territoire innove et que la présence de l’Etat dans les territoires ruraux peut être réinventée sans perdre en efficacité.

Cette inauguration a aussi été l’occasion de rappeler la politique que nous souhaitons mener dans les territoires ruraux, sans esprit de fracture, ni d’opposition avec les territoires urbains. Une politique qui investit dans les mobilités. Face au processus de métropolisation qui touche tous les pays modernes, c’est la réponse la plus appropriée pour les territoires éloignés des centres urbains. Ainsi, la mobilité de l’information passe par le développement du haut débit sur l’ensemble du territoire. Le gouvernement a pris des engagements pour garantir l’accès au numérique et à la téléphonie mobile pour chaque citoyen, quel que soit le lieu où il vit. Pour ce faire, il a signé un accord avec les fournisseurs de téléphonie mobile et mis en œuvre un plan de déploiement de la fibre. La mobilité physique ne doit pas non plus être laissée pour compte. La prochaine loi sur les transports du quotidien devrait fixer les objectifs clairs pour l’améliorer. D’ores et déjà, la réforme de la SNCF, par la modernisation de l’entreprise qu’elle induit, devrait permettre d’accroître la part modale du fer dans les transports quotidiens.  Il nous faut également investir dans la mobilité du travail. Les ordonnances qui ont débouché sur une révision du code du travail ont permis de faciliter le développement du télé-travail.

Nous obtiendrons des résultats dans tous ces domaines si nous investissons dans l’accompagnement des personnes, notamment pour les initier au numérique pour lutter contre la fracture numérique. Il faut que chacun puisse bénéficier pleinement des potentialités offertes par la révolution numérique. A ce titre, les Maisons des services publics, qui fleurissent un peu partout dans les territoires ruraux, comme on a pu le constater à Sarliac-sur-l’Isle, doivent être des outils d’inclusion numérique. C’est d’ailleurs dans cette commune que, le 19 juillet, Emmanuel Macron, en présence de Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au numérique, a annoncé le déploiement national de #APTIC sous la forme d’un « pass numérique » qui permettra d’accompagner et d’informer en priorité les 14 millions de personnes éloignées du numérique.

Enfin, le président a réaffirmé, avec force, l’indispensable présence de l’Etat sur tous les territoires. « La République s’est construite en mettant le buste de Marianne dans toutes les communes. C’était la promesse d’y trouver les services de base ». Mais il a aussi rappelé que cette présence n’est pas le monopole de l’Etat et que les collectivités ou des entreprises publiques ont aussi leur rôle à jouer. Le maintien des dotations à destination des collectivités doit être interprété dans ce sens. Au final, il nous a engagé à regarder résolument vers l’avenir à l’instar de la nouvelle Marianne engagée qui incarne la modernité et l’engagement que notre époque exige.

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